Dieudonné Lossa, coordonnateur de la société civile Forces Vives de l’Ituri, tire la sonnette d’alarme sur les conséquences de l’insécurité persistante à Bule, dans la chefferie des Bahema Badjere, territoire de Djugu. Il redoute une perturbation majeure du calendrier scolaire, alors que les violences dans la région provoquent des déplacements massifs d’enfants en âge de scolarisation.
Lors d’un échange avec la presse ce mercredi 7 janvier 2026, M. Lossa a exhorté les autorités à renforcer la présence des forces loyalistes dans la zone afin de rétablir l’autorité de l’État et permettre la reprise des activités scolaires.
« Que le déploiement consistant des FARDC se fasse vite à Bule car nous voulons que les enfants retournent à l’école. Que les autorités nous fassent vraiment cette grâce », a-t-il plaidé.
En parallèle, il a lancé un appel pressant au gouvernement et aux organisations humanitaires pour venir en aide aux déplacés de Bule, toujours privés d’assistance.
« Que le gouvernement et les ONGs assistent ces déplacés qui manquent d’abris, des nourritures et des produits pharmaceutiques », a-t-il insisté.
Selon lui, ces populations vulnérables vivent dans des conditions précaires, sans abris, sans nourriture suffisante ni accès aux soins de santé de base.
Rappelons que ces déplacements massifs sont consécutifs aux récents affrontements entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les éléments de la Coopérative pour le développement du Congo (CRP) dirigée par Thomas Lubanga.
Emma Sage Mukadi
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