Les agriculteurs des villages de Maelewe, Tendera, Kabajeune, Maili et Amani, situés dans le groupement Babila Teturi, à l’ouest de la chefferie de Babila-Babombi, tirent la sonnette d’alarme face à la recrudescence des vols de produits champêtres.
Selon plusieurs cultivateurs rencontrés sur place, leurs champs sont régulièrement dévastés, compromettant gravement les moyens de subsistance des ménages vivant essentiellement de l’agriculture. Les témoignages recueillis, sous anonymat, accusent certains membres des communautés pygmées de la zone d’être à l’origine de ces actes.
Les victimes affirment que les présumés voleurs n’hésitent pas à proférer des menaces de mort contre les responsables des champs, afin de décourager toute dénonciation ou poursuite. Cette situation installe un climat de peur et de méfiance au sein des communautés rurales concernées.
Face à cette insécurité grandissante, les agriculteurs lancent un appel pressant aux autorités sécuritaires et administratives pour rétablir l’autorité de l’État et protéger les populations civiles ainsi que leurs biens. Ils redoutent qu’en l’absence d’une intervention rapide, la situation ne dégénère et n’entraîne des conflits communautaires aux conséquences imprévisibles.
Il convient de noter que plusieurs villages et agglomérations de la partie ouest de la chefferie de Babila-Babombi ne disposent d’aucun agent de sécurité, en raison du faible effectif des forces de l’ordre dans la zone. Cette absence de l’État est perçue par la population comme un facteur aggravant de l’insécurité et de l’impunité.
La population de Babila Teturi plaide ainsi pour le déploiement urgent des forces de sécurité, mais aussi pour la mise en place de mécanismes de dialogue communautaire, afin de prévenir l’escalade des tensions et garantir une cohabitation pacifique entre les différentes communautés locales.
Davi’s Erasme
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