Attaques de Jina et Fataki la sénatrice Noëlla Bachebandey plaide pour une force d’intervention internationale pour stopper les massacres des populations

La situation sécuritaire dans le territoire de Djugu demeure préoccupante, où depuis peu plusieurs zones sont contrôlées par les groupes armés Zaïre et CODECO, ceci malgré l’état de siège décrété par le Chef de l’état Félix Tshisekedi Tshilombo à Mai 2021.

Dans un communiqué publié ce jeudi 19 Septembre 2023, par la sénatrice Noëlla Bachebandey Manzalo. Celle-ci rappelle que les journées de dimanche 15, lundi 16 et mardi 17 septembre courant ont été meurtrières pour la nième fois dans la province de l’Ituri où, les milices ont perpétrés des massacres sur les populations civiles dans les localités de Nyapala, Jina et Fataki en territoire de Djugu, pour elle la situation de Djugu nécessite une force d’intervention internationale pour stopper les massacres récurrents des populations civiles.

«La plaine de Savo et le centre de Bule sont sous le feu depuis ce matin 19 septembre 2024, selon la source ratifiée à ma possession et nul n’ignore que le site des déplacés est quasiment bénéficiaire d’une protection spéciale de la MONUSCO ainsi que celle du gouvernement central tant provincial», peut-on lire dans ce communiqué.

Selon elle, une vingtaine des personnes sont mortes hormis des dégâts matériels importants dont des maisons incendiées, des biens pillés et d’autres détruits.

«D’autres attaques des miliciens CODECO avaient été rapportées 48 heures avant dans la localité de Scierie ABELKOZO, où des vies innocentes avaient été fauchées», regrette l’unique sénatrice de l’Ituri.

Ces attaques qui, de fois, sont perpétrées dans des camps des déplacés comme c’était le cas à Rho, Plaine Savo et autres constituant ainsi des cimes graves contre l’humanité et crimes de guerres réprimés par les instruments juridiques internationaux, poursuit le même communiqué.

De l’occasion en tant qu’élue légitime du peuple, la sénatrice condamne avec toute la dernière énergie ces actes ignobles et invite les responsables militaires en place en Ituri à redoubler des vigilances dans le but de protéger les populations civiles dans cette région à proie aux groupes armés.

«Il est donc temps que les milices ne soient pas considérées comme partenaires de paix et que leurs responsables soient traqués, traduits en justice, jugés et condamnés», conclut-elle.

Pour mettre fin à cette tragédie, la sénatrice Noëlla Bachebandey invite tous les partenaires du gouvernement, la communauté Internationale à appuyer plus efficacement les efforts déjà consentis face aux atrocités et surtout d’offrir une force d’intervention rapide et urgente pour la restauration de la paix et la protection de la population qui est devenue cible de groupes armés.

Héritier RAMAZANI

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