Le Conseil provincial de la jeunesse de l’Ituri a facilité une rencontre entre deux principales structures de jeunes photographes opérant à Bunia, dans le but d’apaiser les tensions internes et de renforcer la cohésion au sein de cette profession artistique.

Selon les organisateurs, cette réunion visait à harmoniser les stratégies des organisations concernées et à dépasser les différends qui freinaient leur élan collectif.
« Il y avait une réunion très stratégique qui a réuni deux grandes structures de jeunes qui œuvrent dans la photographie en ville de Bunia, afin de bonifier les stratégies et de mettre à table les différends qui existaient entre elles », a déclaré Deogratias Bungamuzi, président du Conseil provincial de la jeunesse de l’Ituri.

Il a rappelé que la photographie constitue un art central pour ces jeunes et doit rester le socle de leur engagement commun.
« Au-delà de tout ce qui se passe, c’est prioritairement la photographie qui doit rester leur unité et leur pièce maîtresse », a-t-il ajouté.

Les échanges ont également porté sur les difficultés rencontrées par les photographes, notamment la concurrence jugée déloyale dans la prise de photos officielles.
« Le photographe de l’Ituri fait face à un sérieux problème d’usurpation de sa profession, notamment dans le dossier des photos passeport, ce qui ne permet pas aux photographes d’exercer librement leur métier », a expliqué Deogratias.
Il a dénoncé une marginalisation croissante de la profession et annoncé des démarches de plaidoyer auprès des autorités provinciales et nationales.
« Nous allons mener des plaidoyers afin que la capture de photos, une activité exclusivement artistique, soit respectée. La photographie n’est pas une activité secondaire, c’est un art », a-t-il insisté.
Selon lui, l’absence de professionnels dans certains contextes nuit à la qualité des images produites.
« Lorsqu’un non-professionnel prend des photos, les normes ne sont pas respectées. C’est pour cela que vous voyez parfois des images mal cadrées ou coupées », a-t-il déploré.
À l’issue de la rencontre, un cadre permanent de concertation a été mis en place pour favoriser un dialogue régulier entre les différentes structures.
« Nous avons mis en place un cadre de concertation qui permettra aux organisations de se réunir tous les deux mois pour faire avancer la photographie dans la province », a-t-il précisé.

Enfin, Deogratias Bungamuzi a salué les efforts des autorités provinciales en matière de sécurité et exprimé l’espoir d’un échange direct avec le gouverneur militaire.
« Nous rendons hommage au gouverneur militaire pour avoir permis aux photographes d’exercer leur métier dans la quiétude, et nous espérons qu’il recevra prochainement les photographes afin qu’ils lui présentent les défis auxquels ils font face », a-t-il conclu.
Rédaction
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