Le collectif des enseignants du territoire d’Irumu, au sud de Bunia chef-lieu de la province de l’Ituri, vient de décréter une série des grèves pour une durée indéterminée dès ce mercredi 30 août 2023 et cela sur toute l’étendue de cette entité territoriale.
La majeure raison demeurant pécuniaire, les enseignants notent aussi le retard volontaire et exagéré de payement de salaire et non prise en charge de la prime des enseignants, mais aussi la non prise en charge des enseignants nouvelles unités.
Devant la presse locale, Jérémie Bahati le secrétaire du syndicat des enseignants des écoles conventionnés protestantes en territoire d’Irumu, a fait savoir que leur grève sera close quand leurs revendications trouveront gain de cause.
‹‹ Nous portons à la connaissance de tous les enseignants oeuvrant dans le territoire d’Irumu, qu’une grève sèche et indéterminée est annoncée dès ce mercredi 30 août 2023 sur l’ensemble du territoire d’Irumu. Ainsi tous les parents doivent garder leurs enfants à la maison ›› a-t-il déclaré.
Quid des autres raisons ?
En voici quelques-unes autres notamment :
- Le retard volontaire et exagéré de paie des enseignants par le gouvernement central en partenariat avec la Caritas et la Rawbank,
- Le non payement du numéro matricule fantôme attribué aux enseignants non payés,
- La différence énorme observée dans la paie des enseignants du territoire d’Irumu et ceux de la ville.
Et pour cela, ces enseignants souhaitent voir :
- Le payement de nos salaires de deux (2) mois dont juillet et août, avant la rentrée scolaire 2023-2024,
- Le payement des enseignants ayant le numéro matricule fantôme jadis observé sur le listing,
- La délocalisation de la paie des enseignants dudit territoire par la Caritas suite à l’imposition de frais de transport par celle-ci,
- La suppression immédiate de la zone salariale.
Signalons que cette déclaration d’une grève sèche vient à la veille de la rentrée scolaire 2023-2024.
La rédaction
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