La deuxième phase du projet STAR-RDC, consacré à la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), a été officiellement lancée jeudi à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.
La cérémonie s’est tenue à l’hôtel Karibuni, sous la présidence de Mme Céline Bungisabo, représentante de l’autorité provinciale militaire. Coordonné par l’International Rescue Committee (IRC), ce programme vise à renforcer la prévention et la prise en charge des violences sexuelles et sexistes, tout en favorisant l’autonomisation des femmes vulnérables.
M. Makaya, intervenant lors de l’événement, a rappelé l’ampleur des défis dans la province :
« Le gap est énorme en Ituri », a-t-il déclaré, soulignant que de nombreuses survivantes, longtemps restées silencieuses, commencent aujourd’hui à se manifester. Il a qualifié ce projet de « lueur d’espoir ».
La première phase, mise en œuvre entre juillet et décembre 2025, avait dépassé les attentes : sur 5 400 cas prévus, plus de 6 300 survivantes ont été prises en charge, soit un taux de réalisation de 114 %. Ces résultats traduisent une amélioration notable de l’accès aux services et à l’information.
La phase 2 met l’accent sur une approche intégrée comprenant :
- des soins médico-sanitaires,
- un accompagnement psychosocial,
- des activités génératrices de revenus pour favoriser l’autonomie et la réinsertion sociale des victimes.
Au nom du gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Johnny Luboya N’Kashama, Mme Céline Bungisabo a salué cette initiative, rappelant que :
« Les violences basées sur le genre doivent être combattues avec détermination à travers des actions concrètes, coordonnées, inclusives et durables. »
Elle a appelé les autorités politico-administratives, les confessions religieuses, la société civile et les partenaires techniques et financiers à s’impliquer activement pour éradiquer ce fléau.
Le projet STAR-RDC, soutenu par le gouvernement congolais et la Banque mondiale, couvre quatre des cinq territoires de l’Ituri et pourrait se poursuivre jusqu’en 2027. Pour l’IRC, cette nouvelle étape vise à consolider les acquis et à renforcer l’impact des interventions au niveau communautaire.
Rédaction
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