À Bunia, la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, le 9 mars 2026, a permis aux femmes scientifiques de la province de l’Ituri de réfléchir sur leur place dans les secteurs stratégiques, notamment la géologie et les ressources naturelles.

Placée sous le thème « Autonomisation durable pour toutes les femmes et filles de la RDC », cette journée a rappelé l’importance de la participation des femmes dans le développement du pays. Les intervenants ont souligné que le progrès de la République démocratique du Congo ne peut se réaliser sans l’implication active des femmes dans la production des richesses et dans la vie publique.
Les femmes, moteur invisible de l’économie
En RDC, elles assurent entre 60 % et 70 % de la production agricole, contribuant largement à la subsistance des familles et à l’économie nationale. Pourtant, malgré cette contribution majeure, elles restent confrontées à la pauvreté, au manque d’accompagnement et à diverses formes de violences.
Dans des secteurs comme la géologie et l’exploitation minière, les discriminations à l’embauche persistent dans un environnement dominé par les hommes. Les femmes géologues doivent surmonter des stéréotypes et des obstacles freinant leur progression, tout en étant exposées à des risques élevés de violences physiques, psychologiques et sexuelles sur certains sites miniers.
Face à ces défis, les femmes scientifiques plaident pour plus d’égalité des chances, une meilleure protection sur les lieux de travail et un encouragement accru des jeunes filles à s’orienter vers les filières scientifiques.

Le coordonnateur des géologues de l’Ituri, Gabriel Nenungo Aliang’o, s’est dit satisfait de voir les femmes s’impliquer davantage dans ce secteur stratégique. Il a appelé les géologues à « passer à des actions concrètes » afin de contribuer activement au développement de la société iturienne et à la gestion responsable des ressources naturelles.
Selon lui, la présence des femmes dans les domaines scientifiques et techniques constitue un atout essentiel pour bâtir une société plus équilibrée et inclusive.

À travers cette mobilisation, les femmes géologues de l’Ituri ont réaffirmé leur volonté de s’engager pour leur autonomisation et pour le développement de leur communauté. Elles estiment que l’éducation, l’égalité des chances et la reconnaissance des compétences féminines restent les clés d’une participation effective des femmes au progrès de la province et du pays.
Serge Jalar
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