Un tribunal militaire de la République démocratique du Congo (RDC) a requis la peine de mort contre l’ancien président Joseph Kabila Kabange. Jugé par contumace, l’ex-chef de l’État fait face à de lourdes accusations : « crimes de guerre », « trahison », « organisation d’un mouvement insurrectionnel » et « complot ».
Cette procédure judiciaire intervient après la levée de son immunité parlementaire, acquise en tant que sénateur à vie. Le ministère public l’accuse notamment de complicité avec le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, et de liens présumés avec sa branche politique, l’Alliance Fleuve Congo (AFC).
« Joseph Kabila est jugé pour tous les crimes attribuables à l’AFC/M23. Il a affirmé que le M23 représentait les aspirations du peuple congolais, et sa présence à Goma via le territoire rwandais témoigne d’une collaboration manifeste », a déclaré le général Lucien René Likulia, représentant du ministère public, en appelant les juges à prononcer « la peine de mort » contre l’ancien président, assortie de 15 ans de prison pour complot.
Il convient de rappeler qu’un moratoire sur les exécutions de la peine capitale a été levé en RDC en 2024. Toutefois, aucune exécution n’a été enregistrée depuis cette décision.
Ce procès, très médiatisé, constitue un tournant majeur dans l’histoire judiciaire et politique du pays. Il suscite de vifs débats sur la séparation des pouvoirs, la justice transitionnelle et les enjeux de réconciliation nationale.
Rédaction
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