Samy Adubango : “Aimons notre armée et notre Président, refusons de faire de l’Ituri une province des sanguinaires”

Ce dimanche 8 février 2026, le sénateur Samy Adubango, ancien vice-ministre de la Défense nationale, a clôturé son séjour en Ituri, sa province d’origine, avant de s’envoler pour Kisangani où il doit rencontrer la notabilité de la Grande Orientale.

Au pied de l’avion, il a lancé plusieurs appels à ses compatriotes, dont celui d’« accepter de mourir pour notre terre, pour notre Province, pour notre Pays, car nous n’en avons pas deux ». Il a également exhorté la population à « aimer notre armée, car les armées étrangères présentes sur notre sol finiront tôt ou tard par partir et nous laisser avec la nôtre ».

Le sénateur iturien a insisté sur la nécessité de promouvoir la paix, la cohésion et le vivre-ensemble, en rejetant toute forme de compromission et de destruction par les conflits armés. « Que nos frères Ituriens nous épargnent des événements tragiques qu’a connus l’Ituri en 1999-2003. Que nos frères Ituriens et Monsieur Nangaa nous épargnent de la guerre de six jours qu’a connu notre pays à Kisangani », a-t-il déclaré, rappelant les souffrances des familles endeuillées par les violences passées.

Samy Adubango a par ailleurs salué les réalisations du Chef de l’État en faveur de l’Ituri, notamment la construction de l’aéroport international de Bunia, les 80 kilomètres de routes asphaltées dans la ville, ainsi que l’édification moderne de l’université de Bunia. Il a invité ses concitoyens à « aimer et accompagner notre Président de la République pour sa vision pour notre Province et notre Pays » et à « ne pas le décevoir en faisant de l’Ituri une Province des sanguinaires ».

Concernant la situation sécuritaire encore volatile dans certaines zones de l’Ituri, l’ancien vice-ministre de la Défense a remis sur la table la question de la mutualisation des forces avec l’Ouganda. Constatant des failles dans ce mécanisme, il a appelé à une réévaluation rapide : « Pourquoi notre armée se bat seule contre les brebis égarées… », s’est-il interrogé, estimant que des réponses pourraient émerger d’une révision de la coopération FARDC-UPDF.

Rédaction

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