Mahagi : la Société civile s’oppose à l’affectation d’anciens belligérants à la DGRPI

La Société civile, Forces vives du territoire de Mahagi, s’oppose à l’affectation présumée d’anciens belligérants au sein de la Direction générale des recettes de la province de l’Ituri (DGRPI), antenne de Mahagi.

Dans une correspondance adressée au Directeur général de cette régie financière provinciale, cette structure citoyenne, par la voix de son porte-parole Deogratias Utubowar, dénonce la nomination de personnes soupçonnées d’entretenir des liens avec des groupes armés actifs dans la région, notamment la Convention pour la Révolution Populaire (CRP).

Selon les Forces vives, l’intégration de ces agents dans des services jugés stratégiques, tels que les bureaux de péage et les guichets de perception, pourrait représenter une menace sérieuse pour la sécurité du territoire de Mahagi.

« Confier des postes sensibles à des personnes dont les antécédents suscitent des inquiétudes sécuritaires risque de fragiliser davantage la stabilité locale et d’exposer les recettes publiques à des pratiques contraires à la loi », peut-on lire dans cette correspondance consultée par iturionline.net.

La Société civile appelle ainsi les autorités provinciales et la direction de la DGRPI à faire preuve de vigilance dans les affectations du personnel, particulièrement dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans plusieurs entités de l’Ituri. Les Forces vives exigent également l’ouverture d’enquêtes approfondies afin de vérifier les profils des agents concernés et prévenir toute infiltration des services publics par des éléments liés aux groupes armés.

Jusqu’à présent, la Direction générale des recettes de la province de l’Ituri n’a pas encore réagi officiellement à ces accusations.

Cette dénonciation intervient dans un climat sécuritaire tendu dans le territoire de Mahagi, où les autorités locales et les acteurs de la société civile multiplient les appels au renforcement des mécanismes de protection des institutions publiques et des populations civiles.

Unencan Johnny

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