Ituri : Félix Abedi dément les accusations d’anarchie dans les sites miniers

Le chef de Division des Mines et C.D.A. Mines en Ituri, Félix Abedi, a tenu à clarifier la situation de l’exploitation minière dans la province. Réagissant aux informations faisant état d’une installation présumée illégale d’équipements de traitement d’or et d’incursions anarchiques dans certains sites, notamment à Mambasa, l’autorité minière provinciale rappelle que toute activité doit être précédée d’une autorisation officielle.

Selon lui, aucune personne ne peut s’installer ou mener une activité dans un site minier sans l’aval des autorités compétentes. « Personne ne peut s’installer ou agir dans un site minier sans l’autorisation préalable des responsables ou de la division. C’est une fausse information de prétendre le contraire », a-t-il déclaré.

Le responsable des Mines souligne que la notion d’exploitation illicite est clairement définie par le Code minier : une activité est illégale lorsqu’elle est exercée sans titre minier ou sans autorisation régulièrement délivrée. Il précise que plusieurs exploitants artisanaux sont regroupés au sein de coopératives disposant d’arrêtés et d’autorisations leur permettant d’opérer légalement.

La Division des Mines annonce par ailleurs le renforcement du contrôle et de la traçabilité, avec le déploiement d’Officiers de Police Judiciaire à compétence restreinte et la constitution d’un fichier général des exploitants miniers actifs en Ituri. Sur le terrain, elle affirme avoir contribué à l’apaisement de différends dans les territoires de Djugu, Mambasa, Irumu, Mahagi et Aru, grâce à un mécanisme de suivi des litiges.

Enfin, Félix Abedi rappelle aux exploitants autorisés l’obligation de respecter les mesures sanitaires dans les carrières. Le non-respect de ces dispositions peut entraîner des sanctions allant des amendes à la fermeture des installations, dans le cadre des contrôles menés avec le ministère de tutelle.

À travers cette mise au point, le chef de Division des Mines invite les acteurs du secteur à privilégier les voies administratives pour toute question liée à l’exploitation, à l’accès aux sites et aux autorisations minières.

Serge Jalar

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