La Société Civile de la commune de Karisimbi a réitéré ce jeudi 21 août 2026 sa demande de clarification et de cessation définitive des frais de location des compteurs électriques facturés par NURU Énergie aux abonnés de plusieurs quartiers de Goma.
Cette question avait déjà provoqué une vive réaction en novembre 2025, après l’introduction d’une facturation supplémentaire d’environ 2,3 USD présentée comme des « frais de location compteur ». Les quartiers de Ndosho, Mugunga, Kyeshero et Lac Vert avaient particulièrement exprimé leurs préoccupations. À l’époque, à la suite des alertes de la Société Civile, NURU Énergie avait indiqué envisager d’assouplir le montant et les modalités de cette facturation.
La Société Civile rappelle qu’en janvier 2026, les autorités de fait de Goma avaient demandé aux opérateurs d’électricité, dont NURU, la SNEL, SOCODEE et Virunga Énergies, de suspendre les nouveaux tarifs et de mettre fin à la location mensuelle des compteurs, en attendant le maintien des tarifs de 2025 et la poursuite des discussions. Pour la Société Civile de Karisimbi, la question nécessite aujourd’hui « une clarification publique, transparente et documentée », notamment sur la base légale, la grille tarifaire, les modalités de fixation du prix et la nature exacte de cette facturation.
La Société Civile demande à NURU Énergie de rendre publiques les bases légales et réglementaires de toute facturation appliquée, et de préciser si les frais de location compteur sont toujours exigés, à quel montant et dans quelles conditions. Elle appelle également l’Autorité de Régulation du secteur de l’Électricité (ARE) à vérifier la conformité des tarifs appliqués aux abonnés de NURU à Goma. Elle exige par ailleurs la publication d’une grille tarifaire claire, officielle et accessible à tous les abonnés ; la clarification de la base légale des éventuels frais de location des compteurs ; la fin de toute facturation non conforme aux décisions et tarifs officiellement approuvés ; la mise en place d’un mécanisme de contestation et de vérification des factures ; la consultation de la société civile avant toute modification tarifaire importante ; et l’examen des mécanismes de remboursement pour les montants indûment perçus.
La Société Civile souligne que les consommateurs de Goma vivent dans un contexte socio-économique difficile, marqué par des années de conflits, de déplacements et de pauvreté. « Une hausse ou une facturation supplémentaire non suffisamment expliquée peut accroître davantage la pression économique sur les ménages », estime-t-elle. Tout en reconnaissant le rôle du secteur privé dans l’accès à l’électricité, elle insiste sur le fait que le développement du service doit s’accompagner de transparence, de responsabilité et de respect des droits des consommateurs.
« Notre démarche ne vise pas à empêcher NURU de fonctionner. Nous demandons simplement que toute facturation imposée aux consommateurs soit transparente, légalement fondée, clairement expliquée et conforme aux tarifs officiellement approuvés. La population de Goma mérite un service électrique de qualité et une facturation juste », a déclaré Christian Kalamo, au nom de la Société Civile de Karisimbi.
La Société Civile de Karisimbi se dit enfin disponible pour tout cadre de concertation réunissant NURU Énergie, l’ARE, les autorités et les représentants des consommateurs afin de parvenir à une solution respectueuse des droits de toutes les parties.
Rédaction
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