Bunia : la société civile braque les projecteurs sur le chantier de Mont Gabaon pour dissiper l’ombre des rumeurs

Face aux spéculations grandissantes entourant les grands travaux de modernisation routière à Bunia, la coordination provinciale de la société civile « Forces vives de l’Ituri » a décidé de privilégier les faits plutôt que les polémiques. Une délégation, menée par le coordonnateur adjoint intérimaire, Maître Jean-Marie Ezadri, a mené une double mission : une séance de clarification à la direction de l’entreprise Mont Gabaon, suivie d’une inspection minutieuse sur le terrain.

L’objectif de cette démarche de contrôle citoyen est limpide : obtenir des garanties techniques et confronter les rumeurs numériques à la réalité du terrain.

Le dialogue technique contre la rumeur numérique

Plutôt que d’alimenter les débats virtuels, les représentants des forces vives ont choisi de remonter directement les inquiétudes de la population auprès des responsables du chantier.

​« Mont Gabaon exécute des travaux d’envergure à Bunia, mais nous n’avions pas encore eu l’occasion d’échanger avec sa direction pour obtenir des éléments concrets face aux bruits qui courent », a précisé Me Jean-Marie Ezadri.

À l’issue des échanges, la délégation s’est dite rassurée par les explications fournies par les ingénieurs. Sur les tronçons récemment asphaltés, la société civile a pu constater de visu l’avancement des travaux, se félicitant des garanties techniques obtenues.

L’impact des acteurs clés sur le projet

La pérennisation de ces infrastructures repose sur une dynamique tripartite essentielle. Pour que ce projet structurant arrive à son terme, chaque maillon de la chaîne doit pleinement assumer son rôle.

Halte au sabotage : Un appel pressant au civisme

​Sur le terrain, le constat est parfois amer. La délégation a fermement déploré des incivilités, notamment l’abandon de déchets ménagers sur la chaussée en plein aménagement. Pour garantir la durabilité du réseau routier en devenir, la société civile lance un triple appel à la communauté locale :

  • ​Protéger le bien commun : Adopter des comportements écoresponsables sur les voies en construction.
  • ​Éviter les jugements prématurés : Les images critiques diffusées sur les réseaux sociaux ciblent des zones encore en phase de chantier. Les étapes cruciales de coulage et de finition doivent encore être déployées par les équipes techniques.
  • Privilégier le canal officiel : Déposer les observations ou plaintes directement auprès de l’entreprise plutôt que d’alimenter des buzz stériles en ligne.

La société civile de l’Ituri ne compte pas s’arrêter là. Elle promet une vigilance constructive et donne déjà rendez-vous à la population lors de la livraison officielle du chantier. Une évaluation comparative stricte sera alors menée entre les engagements initiaux de Mont Gabaon et la qualité finale de l’ouvrage.

Rédaction

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