Face aux spéculations, la direction de Mont Gabaon Sarlu a choisi l’offensive médiatique. Ce vendredi 17 avril 2026, l’entreprise a ouvert les portes de ses sites majeurs à Bunia, invitant la presse locale à constater l’effectivité des travaux, de la rigueur scientifique du laboratoire géotechnique à la mutation de l’aéroport national.
« Mont Gabaon est filtre. Nous voulons mettre les journalistes face à la réalité », a martelé Sarah Mugisa, chargée de communication, dès l’entame de cette visite de terrain.
Le parcours a débuté par une étape technique cruciale : le laboratoire géotechnique. C’est ici que se joue la pérennité des ouvrages à travers l’analyse rigoureuse des sols. Sarah Mugisa a profité de l’occasion pour lever le voile sur cet aspect méconnu : « Beaucoup d’entre vous ne savaient pas que Mont Gabaon disposait d’un laboratoire ici ». Cette infrastructure interne permet à la société de garantir une qualité d’asphalte adaptée aux contraintes climatiques de la région.
Le convoi de presse s’est ensuite rendu sur le site aéroportuaire, véritable carrefour économique provincial. Si la tour de contrôle et la piste sont désormais opérationnelles, les équipes s’activent actuellement sur les finitions de l’aérogare et l’élargissement des voies d’accès.
« Les travaux évoluent à pas de géant car tout le matériel est déjà arrivé ici à Bunia », a précisé la porte-parole, balayant ainsi les doutes sur d’éventuels retards logistiques.
Bien que l’asphaltage de l’avenue Kamanyola soit achevé, le constat est amer concernant le respect du bien public. L’entreprise appelle à une prise de conscience collective pour protéger ces nouvelles infrastructures.
« Ce projet est pour la population. Il faut avoir une notion de civisme. Cette route n’appartient pas qu’à la génération présente, vos enfants et petits-enfants en bénéficieront », a insisté Sarah Mugisa.
Interpellée sur les dommages collatéraux liés à l’élargissement de la route de l’aéroport notamment la destruction de certaines cultures, la chargée de communication de Mont Gabaon Sarlu a rappelé le cadre légal de leur intervention :
« La route appartient à l’État congolais. Le gouvernement a tenu à répondre à un besoin pressant. » Une manière de signifier que, malgré les désagréments individuels, l’utilité publique reste la priorité du cahier des charges.
En concluant cette immersion, la société a annoncé sa volonté d’instaurer un dialogue permanent avec les médias via un rendez-vous mensuel.
« Nous n’avons pas fait appel à vous pour attirer votre sympathie, mais pour que vous soyez informés de la vérité », a tranché Sarah Mugisa, avant de saluer le partenariat avec les autorités provinciales et nationales qui soutiennent l’expertise locale.
Rédaction
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