À Bunia, mercredi 16 septembre 2026, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), avec l’appui financier de l’Union européenne, a organisé un atelier de restitution consacré aux mécanismes de référencement et au circuit d’orientation des victimes de la traite des personnes en Ituri. La rencontre a été marquée par une double cérémonie d’ouverture et de clôture.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet Borderlands, qui vise à renforcer les mécanismes de protection, la coopération transfrontalière et la coordination entre les acteurs intervenant dans les zones frontalières. Les participants ont échangé sur les réalités vécues par les victimes de traite et les populations vulnérables, en particulier dans les territoires exposés aux conflits armés, aux déplacements forcés et à la pauvreté.
Les discussions ont porté sur l’identification des victimes, leur orientation vers les services appropriés et leur prise en charge. Plusieurs recommandations ont été formulées, notamment :
- Améliorer l’identification et l’orientation des victimes de la traite.
- Renforcer la lutte contre la criminalité transfrontalière.Assurer une prise en charge holistique et une réintégration socio-économique.
- Intensifier les enquêtes policières et les poursuites judiciaires.
Les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les services de l’État, les acteurs judiciaires, les services de sécurité, les organisations de protection et les communautés locales. Cette collaboration est jugée essentielle pour garantir une réponse adaptée aux besoins des victimes.
Le magistrat Hassan, intervenant au nom des participants, a salué la qualité des échanges et appelé à une meilleure synergie entre les services impliqués dans l’identification, la protection et l’accompagnement des victimes.
La cérémonie de clôture, présidée par Dieudonné Ngadjole, secrétaire exécutif du gouvernement provincial, a rappelé l’importance de traduire les recommandations en actions concrètes. « La lutte contre la traite des personnes repose sur la responsabilité collective et la continuité des actions », a-t-il déclaré, insistant sur la mobilisation durable des ressources et le renforcement des capacités des acteurs.
Pour l’OIM, les contributions recueillies doivent alimenter les analyses et permettre de formuler des recommandations adaptées aux réalités des zones frontalières. La rencontre s’est conclue sur un appel à la mise en œuvre effective des mesures proposées, afin d’améliorer la protection des victimes et des populations vulnérables en Ituri.
Serge Jalar
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