La Coordination provinciale de la Société civile forces vives de l’Ituri exprime sa profonde préoccupation après une série d’incidents tragiques survenus hier à Nyakunde. Entre décès évitables à l’hôpital et affrontements armés, la situation sécuritaire reste sous haute tension.
Une situation hospitalière sous pression
La Société civile a vivement condamné le décès d’une patiente survenu hier, aux alentours de 15h, au sein de l’Hôpital général de Nyakunde. La victime, qui nécessitait une transfusion sanguine urgente, n’a pu recevoir les soins à temps. Ce drame a provoqué la colère de certains citoyens qui s’en sont pris à la clôture du centre de traitement des épidémies (CTE). Fort heureusement, aucun patient ni membre du personnel de santé n’a été blessé lors de cet incident, et les activités médicales se poursuivent normalement.
Escalade de violence armée
Parallèlement, la structure citoyenne dénonce des combats survenus vers 19h à Masiya, localité située à quelques kilomètres de l’hôpital de Nyakunde. Ces affrontements ont causé la mort d’un chef autoproclamé de la FPIC, surnommé « Hérode », ainsi que de deux de ses hommes. D’autres pertes en vies humaines ont été signalées dans des circonstances similaires. À Korso Maté, une civile a été tragiquement atteinte par une balle perdue au sein même de sa parcelle, tandis qu’un autre élément de la FPIC a été blessé et reçoit actuellement des soins à l’hôpital général de Nyakunde.
Appel au calme et à la responsabilité
Face à cette montée des tensions, la Société civile lance un appel pressant :
- Interpellation des autorités : Le gouvernement provincial est appelé à prendre des mesures immédiates pour restaurer la sécurité et prévenir de nouvelles hostilités dans cette zone.
- Appel aux miliciens : Les groupes armés sont invités à la retenue et à l’apaisement, soulignant que « l’heure n’est pas à la guerre, mais à la lutte commune contre Ebola ».
- Exigence d’enquête : Une enquête doit être diligentée rapidement pour établir les responsabilités concernant ces violences qui mettent en péril la population civile et le personnel soignant.
Rédaction
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