Tshopo : le BCeCo recadre le gouvernement provincial après la suspension des travaux du boulevard Mobutu

Le torchon brûle entre le Bureau central de coordination (BCeCo) et l’exécutif provincial de la Tshopo. Suite à la décision du ministre provincial des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction (ITPR) d’ordonner l’arrêt du chantier de modernisation du boulevard Mobutu sur l’axe menant au camp Ketele, le BCeCo monte au créneau.

Exécutés par l’entreprise Mont Gabaon sur fonds du Gouvernement central, ces travaux font l’objet d’un imbroglio institutionnel que déplore ouvertement l’antenne locale de la régie.

Informé de cette mesure suspensive via les réseaux sociaux, le chef d’antenne du BCeCo/Tshopo, Trésor Botamba, s’est rendu sur place ce mercredi 29 juillet, en compagnie du chargé des opérations. Une descente fortuite qui l’a conduit face au ministre provincial des ITPR, descendu lui aussi pour constater l’application de sa décision.

Pour le BCeCo, cette démarche souffre d’un vice de procédure flagrant.

​« Cette décision ne pouvait être prise de manière unilatérale. Le Gouvernement provincial dispose pourtant d’un point focal, canal officiel de communication avec notre institution », a recadré Trésor Botamba, rappelant que les entreprises adjudicatrices sont sous la tutelle technique du BCeCo. « Le ministre ne peut intervenir directement sur le chantier sans passer par nous. Même le gouverneur de province doit nous saisir officiellement par écrit », a-t-il martelé, qualifiant d’inapplicable la mesure d’arrêt des travaux.

Querelle technique ou simple malentendu ?

Interrogé sur les prétendues malfaçons brandies par l’autorité provinciale pour justifier sa décision, le chef d’antenne balaie les accusations d’un revers de main, évoquant un déficit d’information technique :

​« Il parle de failles parce qu’il n’est pas suffisamment outillé sur les prescriptions de ce chantier précis. Sur le boulevard Mobutu, la chaussée est calibrée à sept mètres, les trottoirs à un mètre et les caniveaux à soixante sur soixante centimètres. »

Concernant l’absence de ferraillage décriée sur les trottoirs, Trésor Botamba apporte des éclaircissements précis : « Les études prévoient des trottoirs en béton non armé, exclusivement réservés aux piétons. Avec une épaisseur de quinze à vingt centimètres et un dosage adéquat, il n’y a absolument aucun risque technique. »

Cette énième immixtion d’un membre du gouvernement provincial dans la conduite d’un projet supervisé par le BCeCo met en lumière la nécessité pressante de clarifier les mécanismes de collaboration locale, afin d’éviter que de telles crises institutionnelles ne freinent le développement des infrastructures en province de la Tshopo.

Rédaction

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