Conflit autour de l’aéroport de Bunia : le président et le secrétaire du comité des victimes contestent leur « destitution »

La crise s’amplifie au sein du comité des populations victimes du projet d’élargissement de l’aéroport de Bunia. Dans une correspondance officielle adressée au Directeur Général et PDG de l’entreprise Mont Gabaon mandatée pour l’indemnisation ainsi qu’à de nombreuses autorités nationales et provinciales, le président Samuel Bwira et son secrétaire Jean Bosco Kamaragi rejettent formellement leur prétendue révocation, annoncée le 4 août 2026 par un groupe de neuf membres.

La crise s’amplifie au sein du comité des populations victimes du projet d’élargissement de l’aéroport de Bunia. Dans une correspondance officielle adressée au Directeur Général et PDG de l’entreprise Mont Gabaon mandatée pour l’indemnisation ainsi qu’à de nombreuses autorités nationales et provinciales, le président Samuel Bwira et son secrétaire Jean Bosco Kamaragi rejettent formellement leur prétendue révocation, annoncée le 4 août 2026 par un groupe de neuf membres.

​Les contestataires qualifient cette décision de destitution d’« irrégulière » et de « dépourvue de base légale », dénonçant une violation flagrante des principes de bonne gouvernance, du contradictoire et du droit de la défense. Selon eux, aucun grief ne leur a été officiellement notifié et ils n’ont jamais été convoqués pour s’expliquer.

Derrière cette fronde se cache un désaccord persistant sur les montants des indemnisations. Les motifs avancés par les signataires de la destitution reposent en effet sur une divergence de position concernant les propositions d’indemnisation fixées à 128/m^2 et 25/m^2, issues des travaux d’experts et d’audits. Une simple divergence d’opinion qui ne saurait constituer une faute justifiant une révocation, rétorquent les dirigeants contestés.

Le comité dirigeant mis en cause exige de ses détracteurs la transmission sous quinzaine du procès-verbal de la réunion litigieuse ainsi que la liste nominative des membres ayant pris part au vote avec atteinte du quorum requis. À défaut, Samuel Bwira et Jean Bosco Kamaragi menacent de saisir les autorités administratives et coutumières compétentes pour faire annuler la décision et obtenir réparation pour le préjudice moral et de réputation subi.

Malgré les tensions, les deux responsables affirment rester attachés au dialogue et à la défense des intérêts des victimes, appelant au calme face à ce qu’ils qualifient de tempête passagère.

Rédaction

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