Me Mokili Mungunuti David, Directeur exécutif national de l’ASBL Collectif Sauvons le Congo Kinshasa, appelle les opposants, notamment ceux du C64, à adopter une approche rationnelle et responsable face au projet de dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi. Cette organisation de défense des droits humains, créée en 2014 et basée notamment dans le territoire de Mahagi, souscrit à cette initiative et invite les Congolais nationalistes à se préparer à ce « grand rendez-vous ». Pour lui, le chef de l’État a tracé une ligne claire en excluant le partage du pouvoir, en privilégiant la participation citoyenne et en prévoyant des mécanismes de suivi suffisamment dotés en moyens.
Me Mokili Mungunuti David se dit satisfait du discours présidentiel, avec l’espoir que les engagements annoncés seront effectivement respectés. Il salue notamment le rejet de toute forme d’impunité à l’égard des acteurs impliqués dans la déstabilisation du pays et les violences ayant causé de nombreuses pertes en vies humaines dans l’Est de la RDC. Il rappelle à Joseph Kabila, Corneille Nangaa, Thomas Lubanga, à la CODECO et aux autres acteurs cités dans des crimes que, selon lui, « le temps de recourir aux armes pour prétendre à un poste de responsabilité est révolu ». Si Joseph Kabila est effectivement cité comme autorité de l’AFC/M23, il demande que des enquêtes approfondies établissent les responsabilités individuelles plutôt que d’envisager de lui réserver une place au dialogue.
Le Directeur exécutif national du Collectif Sauvons le Congo estime également qu’on ne peut récompenser les auteurs présumés de crimes graves par des postes de responsabilité ou un simple accès à la table des négociations, alors que leurs actes ont fait de nombreuses victimes, notamment des femmes victimes de violences sexuelles. « On ne peut pas récompenser ceux qui ont commis des crimes en les invitant à la table des négociations pour un soi-disant partage des postes de responsabilité », soutient-il. Il appelle ainsi les opposants et les membres du C64 à dépasser les émotions, les intérêts politiques, le vedettariat et la déception pour analyser les enjeux du dialogue dans l’intérêt de la population congolaise.
Pour Me Mokili Mungunuti David, rejeter systématiquement le dialogue par populisme, extrémisme ou par aigreur ne fera pas des opposants dont le Grand Congo a besoin. « Aigris, ce n’est pas l’extrémisme et dire non à tout qui fera de vous les opposants dont le Grand Congo a besoin », insiste-t-il. Il préconise plutôt d’analyser l’initiative, de formuler des propositions et de négocier les points qui doivent l’être afin d’aboutir à un dialogue qu’il souhaite « sincère, constructif et d’excellence ».
Rédaction
- Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
- Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
- Envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre) E-mail
- Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn
- Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
- Partager sur Pinterest(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Pinterest
- Partager sur Telegram(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Telegram
- Partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre) WhatsApp





0 commentaire